Commerce de détail

Le secteur du commerce de détail de Toronto représente une partie vitale de l'économie puisqu'il emploie 316 560 personnes, près de la moitié de la main-d'œuvre vivant à Toronto.

Les sous-secteurs importants du commerce de détail selon le nombre d'emplois à Toronto sont les magasins d'alimentation et de boissons, les magasins de vêtements et d'accessoires, et les magasins généraux (grands magasins,  clubs-entrepôts et hypermarchés). Les magasins à succursales multiples dominent ces sous-secteurs, leur part du marché du détail ayant régulièrement augmenté au cours des dernières années.

Toronto a accès à un marché régional très important de plus de 6 millions de gens qui rivalise en taille et en concentration avec seulement trois autres centres urbains en Amérique du Nord. Il s'agit d'un marché abondant et cosmopolite, ouvert à l'innovation.  

Le secteur du commerce de détail a considérablement investi dans les innovations aux niveaux organisationnel, du processus, du marketing et des services pour alimenter la croissance de la productivité. Par conséquent, le secteur requiert un ensemble de compétences diversifié et complexe. Parmi les compétences nécessaires dans le secteur du commerce de détail, citons : les compétences opérationnelles requises pour offrir certains services; des compétences tactiques ou spécialisées interfonctionnelles; et des compétences en gestion de projets, par exemple, pour favoriser une culture d'innovation. L'acquisition des compétences pour les personnes employées dans des rôles opérationnels  (70 % de la main-d'œuvre en commerce de détail) est axée sur les services à la clientèle, le marchandisage, la sécurité des produits, la manutention du matériel, la gestion des commandes et la viabilité. Entre-temps, les 30 % restants (rôles tactique ou de gestion) ont besoin de se concentrer sur l'acquisition de compétences telles que la connaissance de la distribution multicanal, la culture et les marchés du commerce de détail internationaux, le design et la planification des magasins, la productivité, la gestion de la logistique, le marketing relationnel et le processus d'achat.  

Au cours des dernières années, le commerce  de détail est devenu un choix de carrière délibéré pour de nombreuses personnes. Il fournit une variété d'expériences de carrière dans les domaines de la vente, de la gestion, de l'achat et du marchandisage, du marketing, des ressources humaines, du développement du commerce, du design et de la planification des magasins, de même que de la logistique, des finances et de la comptabilité, de la gestion de l'information, du franchisage, etc. Il offre aussi une certaine commodité et souplesse.

Le taux d'emplois à temps partiel y est deux fois plus élevé, par rapport à toutes les industries (31,1 % vs. 15,9 %).

Trois catégories de magasins, à savoir les épiceries, les magasins de vêtements et les grands magasins qui, ensemble, constituent moins de 40 % de tout l'emploi dans le commerce de  détail, représentent  50 % de tout le travail à temps partiel dans le secteur.

L'industrie du commerce de détail se caractérise par une proportion élevée d'immigrants si l'on considère toutes les périodes d'arrivée au Canada. Cela semble être le cas des magasins d'alimentation spécialisée, la multitude de groupes ethniques vivant dans la RMR de Toronto signifiant qu'il existe un marché pour les produits spécialisés locaux, de même que des bijouteries, des magasins d'articles en cuir et de voyage, et des stations-services.

Main-d'œuvre
Données démographiques 

En 2010, environ 131 056 résidents de Toronto travaillaient dans le commerce de détail. Soixante-cinq pour cent (65 %) de la main-d'œuvre totale sont employés par des petites et moyennes entreprises qui dominent le secteur.

Le nombre de femmes employées dans le commerce de détail est relativement important à 56,5 %, taux plus élevé de 5 % qu'il y a 15 ans. Cependant, il existe une grande variation dans la répartition hommes-femmes selon la catégorie de magasin : plus de 75 % des employés des magasins de vêtements et des fleuristes sont des femmes, alors que chez les exploitants de distributeurs automatiques, et dans les magasins de pièces d'automobile, d'accessoires et de pneus, plus de 75 % des employés sont des hommes.

Profil axé sur l'âge 

La différence entre le profil de la main-d'œuvre en commerce de détail et celui de la main-d'œuvre dans son ensemble est minime. Il existe néanmoins une grande variation dans la répartition de l'âge selon la catégorie de magasin : les personnes âgées de 15 à 24 ans représentent plus de 40 % de la main-d'œuvre dans les magasins de chaussures, les magasins d'accessoires et de fournitures de jardin et de pelouse, les magasins de vêtements, les épiceries, les magasins d'articles de sport et les magasins d'artisanat et de bricolage, et d'instruments de musique. Les travailleurs âgés de 45 ans et plus constituent 40 % de la main-d'œuvre chez les exploitants de distributeurs automatiques, dans les bijouteries, les magasins d'articles en cuir et les magasins de pièces d'automobile, d'accessoires et de pneus.

Niveau de scolarité 

Selon le profil des industries de Toronto de 2010, le niveau de scolarité des travailleurs dans ce secteur est inférieur à celui de l'ensemble de la main-d'œuvre. Seulement 22 % des travailleurs sont titulaires d'un grade universitaire. Plus de soixante pour cent (66 %) de la main-d'œuvre de la RMR de Toronto possèdent un diplôme d'études secondaires ou un diplôme/certificat quelconque.

Faits saillants 
  • Le commerce de détail est une industrie dynamique, en plein essor, qui offre une grande variété de possibilités de croissance.
  • Le commerce de détail est l'une des industries les plus diversifiées de la RMR de Toronto.
  • Au Canada, les ventes au détail s'élevaient à 425,3 milliards de dollars en 2008, après avoir connu des gains de 5,8 % en 2007 et de 6,4 % en 2006.
  • Le secteur du commerce de détail est l'un des principaux employeurs de la RMR de Toronto, employant 1 personne sur 10.
  • Le secteur des magasins de mode au détail contribue de façon significative à l'économie torontoise. Plus de 4 600 magasins de mode au détail engendrent des ventes annuelles de 2,6 milliards de dollars. 
  • Une expérience dans le commerce de détail constitue une compétence facilement transférable.